acceuil "les amis de Tuili"  
 
 

Réalisations et projets


Des réalisations                aviculture /écoles / barrages / eau potable

Les réalisations sont mises en place au rythme décidé par les acteurs et les autorités de Tuili. De plus en plus, priorité est ainsi donnée à l'école et à l'eau.

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Ce fut d’abord un moulin à mil acheté avec l’aide des « amis de Tuili », son remplacement par un moulin plus puissant, le bâtiment pour l’abriter et l’achat d’un deuxième moulin pour un autre village de Tuili tous entièrement financés par la participation à l’utilisation du moulin.

Puis, une dotation en médicaments pour l’infirmerie de Tuili, là encore une participation des utilisateurs permet de renouveler en partie le stock de médicaments.

Une pompe financée par les «Amis de Tuili » et mise en place sur un puits a proximité de la concession du chef du village de Nangouma fonctionne depuis plus de 20 ans.

Développer l'activité avicole au village

Un premier projet a été mené sur le poulailler de  Nangouma.

Une couveuse pour les pintades a été mis au point à l'école Louis de Broglie de Rennes. Elle maintient  la température des œufs par tout temps grâce a un système de chauffage / groupe froid / régulateur. Le prototype fonctionne à l'énergie solaire sans autre alimentation électrique. Installé et mis en route au Burkina Faso l'été 2005, remis à niveau en nov. 2005 (cf. descriptif, fichier 8M), les premiers résultats sont très positifs. Puis les poussins sont morts, qu’ils soient nés dans la couveuse, ou sous la mère. Au lieu de miser sur la technique, ne fallait il pas plutôt examiner les méthodes d'élevage ?

Suite à une rencontre avec les éleveurs de poulets de Loué, qui soutenaient un village Burkinabé de Boussé, un échange de savoir, Tuilli-Boussé-Loué fonctionne depuis 2007.

Le principe mis en place a Boussé, a été le suivant :

Les maladies des poulets peuvent se soigner à coup d’antibiotiques, venant d'Europe. Mais alors, la rentabilité économique n’est plus assurée du fait différence de niveau de vie entre le Burkina et la France que nous évaluons de 1 à 10. L’éleveur est obligé d’acheter les médicaments au prix européen et vend ses poulets au prix africain.

Des actions issues de la médecine traditionnelle africaine ont pris le relais. Par exemple des écorces dans l’eau de boisson des poulets soignent les mycoses de la trachée artère, et ne coûtent rien.

Toutefois, un peu de médecine occidentale, tel les vaccins contre la peste du poulet est préconisée, mais pour en réduire le coût, il faut former les acteurs locaux, à vacciner eux-même .

Une autre prophylaxie efficace, est de donner à manger aux oiseaux. Pas de problème en saison des pluies mais en période sèche, l'alimentation est contraire aux usages locaux.

Suite à ce rapprochement, des élevages de qualité ont pu se développer sur Tuili permettant d’améliorer l’économie locale. Une deuxième rencontre a eu lieu en mars 2008.

Mais les progrès se sont arrêtés, car la famine de 2008, a contraint les éleveurs à arrêter de nourrir les élevages. Pour reprendre les actions, une série de micro-crédits en direction des éleveurs a été mis en place.

A ce jour tous les micro crédits ont été remboursés, certes avec un peu de retard mais de nouveaux micro crédits ont été lancés. Les élevages repartent.



L’eau

Surabondante en saison des pluies, (il pleut autant en quelques semaines que pendant une année à Paris), l’eau manque aux humains, animaux et cultures, la plus grande partie de l’année.

Les « Amis de Tuili » ont financé plusieurs forages (au collège, à Zinguedeguin entre autre)(voir Photos)  mais on voit que les besoins minimaux sont loin d’être satisfaits.


L’eau des barrages

- Les gens de Tuili nous avaient alertés depuis longtemps sur le problème du barrage du village de Tuili centre.(voir photos) .En 2000 une première mission de spécialistes de "hydraulique sans frontiéres" s’est rendue sur place (cf.rapport de mission). Un géologue Jean-Yves Dubié a fait un sondage géologique et des analyses de sol pour préparer un dossier technique en mai 2003.(cf. rapport de mission). Un dossier de demande de subvention européenne en coopération avec la ville jumelée de Lisses, Aue Fallstein a été envisagé.


    
barrage

Mais la principale conclusion des études, était que la retenue envisagée serait de toute façon de faible volume, du fait du terrain presque plat. La faible profondeur de la mare rend l'évaporation importante. Il sera difficile d’avoir de l’eau toute l’année.

Devant cette impossibilité, nous avons choisi d’abandonner ce projet.

L’eau potable

Mais nous avons découvert, après discussion avec les villageois que leur principale préoccupation était l’eau potable. Aujourd’hui, il faut aller chercher l’eau potable au forage. C’est le rôle des femmes et des enfants. Les hommes n’ont pas le droit de porter l’eau.

L’une des réalisations a été l’eau au centre d’accueil. Un forage, avec une pompe alimentée par des panneaux solaires permet de stocker l’eau dans des bidons en plastiques. Des robinets permettent aux collégiens d'accéder à l’eau. Un robinet permet aussi de faire du maraîchage en contre saison. Un tuyau a permis d’alimenter le centre de santé (voir photos). L’eau est vendue aux villageois qui le désirent au prix de 1Fcfa le litre. De plus en plus de gens viennent s’approvisionner.

L’un des conseillers municipaux, monsieur Blaise Zida a fait un recensement des points d’eau sur le village et leur état de fonctionnement. (voir projet de dossier en pièce jointe).

La loi Burkinabé prévoit un forage pour 300 habitants. Il y a environ 15 000 habitants à Tuili . Il faudrait donc 50 forages, or il y en a 33. Il manque donc 17 forages. (cf. "politique de l’eau au  Burkina Faso" fev. 2010).

Cela se traduit aujourd’hui, par des trajets importants pour aller chercher l’eau, et la queue au forage. Le temps passé par les femmes, et les enfants pour la corvée d’eau pourrait être utilisé pour le travail aux champs, ou pour que les enfants aillent à l’école.

Le projet de ces 17 forages nécessite un budget de 300 000 € environ.



Les écoles

A la fin des années 80, il existait à Tuili, une école primaire de trois classes, qui permettait la scolarisation des garçons, une année sur deux.

La priorité fixée par les autorités villageoises est la scolarisation des enfants et des jeunes.

Les écoles primaires

·   L’école de Tuili Centre a été portée de 3 à 6 classes .

·  Une école de 3 classes a été construite à Nangouma, puis portée à 6 classes. La première tranche de 3 classes a fait l’objet d’une rénovation complète en 2008. Le logement des enseignants a également été revu. L’entreprise qui fait ce travail a mis en place le drapeau du Burkina dans la cours de l’école.

· Une école de trois classes à Zinguedeguin a été construite. Un forage a été creusé. L’eau est maintenant disponible.

· Un école de 3 classes et les trois logements d’enseignants, ont été construits à Logdin.

· En 2009 une cinquième école de 3 classes à été construite à Bedogo Simlissi. Le corps de bâtiment a été opérationnel pour la rentrée d’octobre 2009. Une classe de CP1 a pu faire sa rentrée. L’enseignant a accepté d’habiter dans le bureau du directeur de cette école. Pour la rentrée 2010 le logement de l’enseignant a pu être construit, ainsi que des latrines, et une cuisine.

Cette nouvelle école a permis de porter le taux de scolarisation dans l’enseignement de base à environ 40 % pour les 13 Villages de Tuili.

Du point de vue négatif, il reste 60 % des enfants qui ne peuvent pas aller à l’école. Avec près de 100 élèves par classes les classes sont surchargées. Les manuels scolaires manquent souvent pour apprendre à lire, les élèves ne disposent que d’un manuel pour deux ou trois. L’amicale Laïque de Guilers a payé des manuels pour compléter la dotation de l’état. Les Amis de Tuili ont aussi complété la dotation à Bedogo en 2009.

Du point de vue positif, le taux de scolarisation de 40 % est à comparer avec le taux de scolarisation de la province qui est de 35 %. Les gens de Tuili ont compris que l’école était une affaire importante et ils veulent inscrire leurs enfants. Il n’y a plus de réticence à inscrire les filles, et la parité est respectée.

Les parrainages que les associations amies, l’ ALAB (association d’anciens des camps du Crédit Lyonnais) et l’amicale Laïque de Guilers, permettent a des enfants de familles très démunies, d’envoyer leurs enfants à l’école.

Le collège

Un collège a été construit, avec l’aide financière de l’ALAB. Il permet à des élèves de poursuivre leur scolarité jusqu’au Brevet. L’augmentation du nombre d’élèves en primaire, entraîne une augmentation du nombre de candidats à l’entrée en sixième. Le collège est surchargé. Une deuxième classe de sixième va bientôt ouvrir. (voir photos)

La bibliothèque du collège permet aux élèves de lire, même après le coucher du soleil grâce à un éclairage solaire de la salle de lecture. (voir photos)

Une salle de classe est éclairée par un panneau solaire. Cela permet aux élèves qui préparent le Brevet, de travailler le soir. Des problèmes d’entretien de  l’éclairage sont à régler. Financement des changements d’ampoules par exemple. (voir photos)

Des élèves habitant loin peuvent  loger au centre d’accueil tenu par Monsieur Razmané Ouedraogo. Ce centre, "le flamboyant", construit par l’amicale Laïque de Guilers est aussi le lieu de résidence des membres de nos associations qui séjournent à Tuili. Mais par l’équipement, et son célèbre bar, c’est devenu un lieu de rencontre des habitants et des autorités locales. (voir photos).

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